Les amis de Jehan

4 novembre, 2013

Sévère crise d’adolescence pour le traité de Maastricht et sa monnaie unique

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 18:45

Le traité de Maastricht, qui fête ses 20 ans, a montré ses limites et ses dysfonctionnements.
Il a conduit à une crise de confiance dans la monnaie unique.
1993-2013: 20 ans séparent l’entrée en vigueur du traité de Maastricht, qui a ouvert la voie à une monnaie unique en Europe et…le constat amer de l’échec. Que s’est-il passé pour que l’utopie d’alors débouche sur une crise de confiance sans précédent de l’Union européenne? L’idée même d’une monnaie européenne était-elle absurde? Est-ce le traité qui est mal bâti? Quelles erreurs ont été commises et par qui?
Les 10 premières années de l’euro que l’économiste Jean Pisani-Ferry appelle « la décennie dorée » seront celles d’une lente et constante dérive financière et budgétaire. Emportés par l’euphorie des marchés, eux-mêmes aveuglés par cette union monétaire, les Etats s’endettent à des taux très faibles tandis que des bulles spéculatives s’installent dans l’immobilier et la finance, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce et en Irlande.
Chacun mène, à l’abri de ses frontières les politiques salariales qu’il souhaite. Et tandis que la France passe aux 35 heures, l’Allemagne se lance au début des années 2000 dans une course à la compétitivité en comprimant ses salaires. Au lieu de converger, les écarts se creusent entre les économies de la zone euro, les uns affichant d’insolents excédents extérieurs, les autres des déficits abyssaux, poussant ces derniers à critiquer un euro fort dont les premiers se satisfont très bien.
Quand la crise financière de la dette de la zone euro éclate en 2009, après les révélations sur les tricheries grecques, plusieurs pays surendettés sont menacés d’insolvabilité et face au risque d’implosion de la zone euro doivent être secourus. Les Européens organisent dans l’urgence, une solidarité financière interdite par Maastricht.

Ils ont enfin identifié 3 péchés originels du traité  instaurant l’Union monétaire: l’absence de solidarité, incompatible avec une zone monétaire intégrée; une surveillance mutuelle insuffisante qui autorise toutes les dérives et l’absence de convergence économique, fiscale et budgétaire sans laquelle le projet d’union monétaire perd sa cohérence.

Extraits des Echos

 

27 juin, 2013

« On continue à se promettre le retour de la croissance…

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 16:00

« …mais cette crise est pérenne »
Stephen D King, économiste en chef de la banque HSBC, est l’auteur d’un livre alarmant. When the Money runs out. The End of Western Affluence (Yale University Press, 2013). Il y estime que les pays occidentaux ont mangé leur pain blanc: la facture de la crise reste à payer et tout le monde doit s’y préparer.
On continue à se promettre à nous-mêmes le retour du bon vieux taux de croissance. Et les décideurs politiques continuent à dire que la reprise est au coin de la rue.
Cette crise est pérenne. Et les attentes en matière de retraite, de système de santé et d’éducation ne pourront pas être satisfaites, pas plus que les rendements anticipés par les marchés sur les obligations et les actions.
Quand la société reconnaîtra que la situation est pire que prévu, il y aura un processus de prise de pertes. Il conduira à un allongement significatif de l’âge de départ à la retraite et à une réforme des systèmes de santé, ou à un effet sur le secteur financier par des défauts de paiement, ou encore à un regain d’inflation qui pèsera sur l’ensemble de la société. Il faudra faire des choix. Chacun rechigne à s’y astreindre mais personne ne pourra l’éviter.
Certaines redistributions de revenus par l’inflation sont parfois acceptables, parfois pas. Dans les années 1950 à 1970, la génération des baby-boomers était active et s’endettait, par exemple pour acheter son logement. Une hausse de l’inflation- avec des salaires indexés sur les prix- lui était favorable. Mais, pour les retraités, l’inflation est un désastre car les pensions ne sont pas indexées. Et les baby-boomers sont maintenant à la retraite. Au Japon, le vieillissement a poussé à une faible inflation.
Désormais, les pays occidentaux doivent conclure un nouveau contrat social, et il reste un long chemin pour y parvenir.
Extraits du Monde du 27 juin 2013.

26 juin, 2013

Le futur de la consommation sera-t-il collaboratif?

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 16:47

Partage, revente, troc: le numérique et la crise financière ont généré de nouveaux modes de consommation et d’échange. Un défi constant pour les start-up de l’économie collaborative.
Depuis la publication du best-seller de la Britannique Rachel Botsman, What’s Mine is Yours (Collins, 2011, non traduit, « Ce qui est à moi est à toi »), qui décrypte la « croissance exponentielle des formes de revente, de location, de partage, de troc, d’échange, permise par les nouvelles technologies et notamment les technologies peer to peer », le phénomène se diffuse très vite. « Les pays les plus dynamiques sont ceux dont les économies matures, en crise, arrivent dans une impasse où austérité et relance économique ne font pas bon ménage. La France est dans le peloton de tête avec un tissu entrepreneurial très dense et à la pointe des usages émergents ».
Si le partage n’a rien de nouveau, le numérique en modifie largement la donne: en privilégiant l’accès plutôt que la propriété et en créant des modèles économiques fondés sur l’optimisation des usages et l’échange entre particuliers, la consommation collaborative propose des solutions aux modes de vie en temps de crise.
 » Le plus gros potentiel concerne la finance entre particuliers, le partage de compétences et la location d’objets.
« la plupart des start-up comptent sur les investissements de capital-risque pour lancer leur projet, mais il y a quelques exemples qui se financent de manière participative ou en suivant des logiques non commerciales ».
Extraits du Monde du 26 juin 2013

L’écoulement des stocks coûte que coûte, priorité des soldes d’été.

Classé dans : DISTRIBUTION,ECONOMIE — jehan92 @ 12:36

Les soldes d’été s’ouvrent mercredi 26 juin. Pour 5 semaines. Mais la crise économique sera bien présente dans l’esprit des Français, ce qui devrait les inciter à être plus que raisonnables.
29% disent même qu’ils n’ont pas l’intention de céder au phénomène des soldes.
« Il y aura de bonnes remises car tout le monde a envie de déstocker et faire du CA » dit le DG de Mistergooddeal.com.
« On a pas mal de stock dans l’ameublement du jardin. Les ventes ont stagné alors qu’on attendait une hausse, et on fera des remises jusqu’à 80%. On n’aura jamais fait des soldes aussi agressifs » (delamaison.fr).
La guerre des prix s’annonce très forte, surtout sur Internet, car l’enjeu n’est pas uniquement d’augmenter ponctuellement le CA. « C’est là que l’on acquiert aussi de nouveaux clients, car, s’ils ont été contents du service, ils reviendront acheter pendant le reste de l’année. »
Extraits du Monde du 26 juin 2013

20 juin, 2013

Le crowdfunding: révolution ou écosystème?

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 10:36

Crowd: la foule
funding: financement
Le crowdfunding, ou financement participatif, est un mécanisme qui permet de récolter des fonds auprès d’un large public en vue de financer un projet créatif ou entrepreneurial.
Au départ, le mouvement a profité à des artistes et écrivains qui voyaient leurs compositions musicales ou livres rejetés par les éditeurs.
Désormais, les artistes, les chefs d’entreprises et les humanitaires utilisent 3 catégories de plateformes: dons, prêts ou investissements en fonds propres.
Avec 2,7 milliards de dollars collectés sur le net en 2012, soit une hausse de 81% par rapport à 2011, ce nouveau mode de financement commence à s’imposer. 5 milliards de dollars devraient être collectés d’ici fin 2013.
Le secteur se développe également en Europe où 35% des fonds ont été récoltés en 2012, malgré un environnement réglementaire plus complexe qu’aux Etats-Unis.
C’est un moyen de redonner des marges de manœuvre individuelles et collectives aux citoyens, et d’une certaine façon leur permettre de se réapproprier la compréhension de l’économie, de l’entrepreneuriat, voire du politique.
On peut donc imaginer qu’à l’avenir, des secteurs comme la sécurité ou la défense puissent également en bénéficier.
« Le Crowdfunding a le potentiel de devenir l’un des plus puissants moteurs économiques. Une véritable vague de fond(s)! » résume Philippe Dardier, directeur général d’Alternativia, Bourse européenne pour les PME.
Réflexions de Philippe Pelé Clamour et Patrick Rassat. Extraits de « Défense » juin 2013

28 mai, 2013

Un symbole: Affaibli en Europe, le Club Med se vend à un duo franco-chinois

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 11:16

Les actionnaires Axa Private Equity et Fosun vont lancer une OPA de 541 millions d’euros.
Au Club Med, l’heure n’est plus à chanter « Dirladada » comme dans Les Bronzés. Face à la récession en Europe et aux turbulences qui s’annoncent, les deux principaux actionnaires du groupe de tourisme, l’un français, l’autre chinois, ont décidé de reprendre les choses en mains.
Extraits du journal Le Monde du 28 mai 2013.

25 mai, 2013

Les ressorts fatigués de l’économie chinoise.

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 11:41

Et si la Chine continuait de ralentir? Ces dernières semaines, les économistes ont livré au sujet de la 2ème économie mondiale un diagnostic financier de plus en plus sombre: l’endettement du pays s’emballe au moment où sa croissance marque le pas. C’est donc le spectre des surcapacités industrielles et le risque de défauts de paiement et d’une fragilisation généralisée du système financier qui était évoqué.
c’est surtout la complexité de l’équation chinoise qui inquiète. Plus que jamais, le pays semble dopé à l’investissement. Des chiffres récents prouvent qu’en 2012, en dépit de promesses contraires, la contribution de celui-ci dans le PIB a augmenté, atteignant 46,1% contre 45,6% un an plus tôt. Cette situation débouche sur des surcapacités, en particulier dans l’industrie lourde et le BTP. La croissance des profits des entreprises publiques diminue.
Chute des exportations
D’où attendre une demande soutenue? Probablement pas de l’étranger. Reprise hésitante aux Etats-Unis et inexistante en Europe, hausse du yuan, inexorable envolée des coûts de production.
Quand à la consommation des ménages, elle reste réduite à la portion congrue dans l’économie (37,5% du PIB).
La Chine n’a donc d’autre choix que celui de la réforme de son modèle économique. C’est bien un changement de cap en profondeur qui attend les nouveaux dirigeants chinois.
Extraits du journal Les Echos du 24 mai 2013

23 avril, 2013

Comment pressurer ses fournisseurs en 37 leçons

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 15:18

Dernière trouvaille des grandes entreprises: le « racket » au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi.
Le racket au CICE est la 37ème « mauvaise pratique » identifiée par la médiation depuis sa création en 2010. Les plus fréquentes restent le non-respect des délais de paiement et la rupture brutale de contrat. Depuis 2 ou 3 mois, la pression mise sur les acheteurs est remontée. Compte tenu de la conjoncture, les directions générales leur demandent de réduire encore les coûts. en même temps, il y a une peur croissante que des fournisseurs en difficulté disparaissent ou cessent de livrer. Le rapport de force entre les entreprises n’a jamais été aussi dur qu’aujourd’hui.Depuis la mi-2012 et la nouvelle vague de la crise, les délais sont repartis à la hausse. Seules 31,5% des entreprises françaises règlent actuellement leurs factures dans les temps. si les délais légaux de paiement étaient respectés, quelque 13 milliards d’euros viendraient gonfler la trésorerie des PME.
Extraits du Monde du 23 avril 2013

5 mars, 2013

Un choc historique pour l’économie de la défense.

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 19:19

Au-delà des coupes budgétaires immédiates, ce sont le format et les missions des armées françaises, mais aussi la stratégie et les programmes des industries de défense qu’il faudrait repenser à l’échelle de l’Europe entière pour mieux répondre aux défis du basculement de la puissance militaire vers les pays émergents. Bien loin du Mali…
L’armée française s’attend à subir une purge budgétaire sans précédent.Alors que le président de la République s’apprête à rendre public le nouveau Livret blanc de la défense, qui doit fixer les grandes orientations stratégiques du pays, les militaires en auront le coeur net lorsque sera présentée à l’été, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019- la chute marquera une rupture historique:les experts prévoient une baisse d’au moins 15 milliards dans les 5 prochaines années, même si les ultimes arbitrages de l’Elysée sont encore attendus.
Il est devenu impossible comme on l’a fait depuis 30 ans, de continuer à diminuer les dépenses tout en gardant intactes les ambitions d’un pays qui se veut puissance nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, acteur responsable prêt à agir dans toutes les crises internationales, comme actuellement au Mali.
En clair, la France ne peut plus prétendre projeter en 6 mois 30 000 soldats à 8000 km pour une opération majeure, posséder un groupe aéronaval, aligner 300 avions de chasse et des moyens autonomes de renseignement, tout en continuant d’assurer la crédibilité de la dissuasion nucléaire et la protection du territoire national.
Le procès d’un Etat prêt à sacrifier l’outil militaire sur l’autel de l’austérité cache une mutation profonde du rapport entre l’Etat et les industriels de l’armement français, mais aussi de l’industrie de défense mondiale.
Les budgets et programmes d’armement français sont l’héritage de l’outil militaro-industriel, essentiellement public, construit par le général de Gaulle en pleine guerre froide. Mais dans les années 1980 et 1990 s’est forgée, au sommet de l’Etat, la conviction que les forces du marché pouvaient pourvoir aux besoins de l’armée. Le démantèlement de l’industrie publique s’est réalisé au bénéfice de champions nationaux, mais privés.
Si l’effort budgétaire américain, au prix d’un déficit colossal, a permis au Pentagone de conserver sa position d’arbitre de l’industrie américaine, il n’en est pas de même en Europe, où chaque Etat membre est un client trop petit pour mériter une attention suffisante, sinon pour conserver l’acquis de programmes devenus obsolètes.
En l’absence de toute politique européenne de défense, il n’existe pas d’alternative crédible pour les renouveler. Résultat, on compte aujourd’hui 13 avionneurs en Europe contre 10 aux Etats-Unis, 10 fabricants de missiles contre 5, 8 chantiers navals contre 4, dans un marché 2 fois plus petit.
En revanche, les pays émergents ont entrepris un immense effort d’armement au cours de la décennie écoulée.
Les industriels européens sont en train de créer leurs futurs compétiteurs, qui exigent une place au soleil dans la division internationale du travail de l’industrie de défense.
Tandis que les Etats européens, faute de restructurer leurs industries en un tout cohérent, laissent armer des puissances émergentes dont les intentions géopolitiques sont potentiellement antinomiques de leurs intérêts souverains.
Le Monde dossier eco et entreprise (extraits) du 5 mars 2013.

21 février, 2013

La curiosité, une qualité indispensable.

Classé dans : ECONOMIE — jehan92 @ 17:58

S’il est généralement difficile de prévoir l’avenir avec précision, il est souvent possible d’en distinguer les contours. En particulier, on peut identifier les compétences qui seront déterminantes au cours des prochaines décennies en observant les tendances du marché mondial.
La sagesse est un concept assez flou. J’entends par là l’habitude de cultiver la connaissance de soi, l’humilité et une vision à long terme ancrée dans des valeurs éthiques stables. Cet état d’esprit-qui constitue une compétence en soi- a pour finalité une action qui « donne la priorité à l’humain » et fait naître une société plus harmonieuse et plus prospère.
Une curiosité inlassable est également nécessaire. Dans un monde qui se réinvente en permanence, seuls les curieux réussiront. Les personnes désireuses d’apprendre tout au long de leur vie s’adapteront aux évolutions et seront à l’avant-garde de la création de valeur. Hal Gregersen, professeur à l’INSEAD, a défini 5 compétences fondamentales nécessaires à ce qu’il appelle la découverte « perturbatrice »: savoir associer, remettre en cause, observer, expérimenter et collaborer. Il a découvert que les personnes les plus inventives reliaient différents domaines de connaissances et idées, cherchaient à connaître d’autres points de vue et questionnaient inlassablement pour préciser leurs idées et vérifier leur validité. Le défi pour les établissements d’enseignement consiste à trasmettre cette curiosité constante, ainsi qu’à fournir les ressources pour la nourrir.
extraits de « l’Observateur de l’OCDE » de 2012

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