Les amis de Jehan

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31 octobre, 2013

Le plaisir du don.

Classé dans : Revue de presse — jehan92 @ 19:00

Dans leur livre « Happy money: The Science of Smarter Spending », Elisabeth Dun et Michael Norton démontrent qu’une fois dépassé le seuil nécessaire pour assurer des conditions de vie décentes, la clé n’est pas dans l’accroissement des revenus, mais dans la manière de dépenser son argent.
Les auteurs mettent en exergue plusieurs principes: privilégier l’achat d’expériences telles que des voyages ou des activités culturelles plutôt que d’objets matériels; utiliser son argent pour s’offrir du temps libre; retarder certains achats pour en retirer une gratification accrue par l’attente; enfin dépenser pour les autres, que ce soit pour les aider ou leur faire plaisir.
C’est valable aussi pour les entreprises.
L’entreprise californienne de vêtements de sport Patagonia a par exemple créé un programme qui donne la possibilité à ses salariés de bénéficier de 2 mois sabbatiques payés pour se consacrer à une cause environnementale.

29 octobre, 2013

Le lin, une mine d’innovations.

Classé dans : Non classé — jehan92 @ 17:48

La France assure 75% de la production mondiale de lin. Un liniculteur français l’adapte aux industries automobile et aéronautique, à la construction et aux loisirs. Le groupe Depestele développe des applications techniques innovantes à partir du lin. Fondé en 49, il est le 2ème producteur d’Europe derrière la coopérative Terre de lin (Haute Normandie). Plus de 80% de sa production est expédiée en Chine. Les fibres courtes du lin permettent de réaliser des feutres d’isolation thermique ou phonique pour le bâtiment, l’automobile ou l’aviation. Elles entrent aussi dans la composition de papiers spéciaux comme celui du dollar américain.
Les anas, petits fragments de bois à structure alvéolaire, deviennent de la litière pour chevaux ou du paillis pour le jardin. Les anas peuvent être utilisés à des fins énergétiques.
Les poussières de teillage, incorporées à du lisier de porc, servent d’engrais. Les graines de lin sont pressées: l’huile est un liant pour les peintures et les encres ou encore un agent de protection du bois.
Le projet Lint (pour lin technique normand) mené sur le site de Bourguébus (Caen), sous la direction de Patrick Berghman, adapte les fibres longues à la fabrication de matériaux composites. Le lin mélangé à des résines permet d’obtenir un matériau recyclable.
Les tout nouveaux arçons de selle de Thomas Pflieger, sellier réputé devenu arçonnier, sont plus légers et plus souples que leurs équivalents métalliques. Ils reprennent leur forme initiale là où le métal reste déformé et réduisent les ondes de choc de 30%.
On n’a pas fini de trouver des débouchés à cette fibre d’usage ancestral. Et les obligations réglementaires croissantes en matière de recyclage des matériaux jouent en sa faveur.

28 octobre, 2013

Progrès inattendus vers un totalitarisme technologique.

Classé dans : Non classé — jehan92 @ 16:15

Who owns the Future?
de Jaron Lanier
Simon Shuster
It is a visionary reckoning with the effects network technologies have had on our economy. Lanier asserts that the seize of digital networks led our economy into recession and decimated the middle class. Now as technology flattens more and more industries (from media to médicine to manufacturing), we are facing even greater challenges to employement and personnal wealth. This book is rare, it looks at technology with an insider’s knowledge wisdom and deep caring human beings it’s badly needed.
Graduellement, les choses physiques deviennent contrôlées par les logiciels et tout devient gratuit. L’automatisation de ces process dépend systématiquement des informations produites par un nombre élevé de gens, ce que l’on appelle les Big Data. Qui possède les plus gros ordinateurs? Personne ne le sait, tout le monde s’en doute, ils sont conservés dans des villes gigantesques d’ordinateurs. Ils sont en général dans des endroits isolés près des rivières qui permettent de refroidir les systèmes. Peut-être appartiennent-ils à Google, peut-être NSA.
En Europe, la plupart de ces ordinateurs sont en Scandinavie.
Si certains ont des ordinateurs beaucoup plus puissants, cela ne peut pas créer une société équitable. Si la technologie concentre les informations donc les richesses, elle va devenir l’ennemie de la démocratie- et les pires dérives sont possible.

14 octobre, 2013

Vers un nouveau concept global de Beauté Bien-être

Classé dans : Revue de presse — jehan92 @ 16:25

Volontairement je vais mixer des mots anglais et français pour définir l’équation de ce nouveau concept. Cette équation, je la définis à 5 paramètres.
1- Cosmétique et anti-âge.
2- Régimes minceur-Lightness
3- Underwear (j’ai volontairement employé cette expression pour gommer le côté frivolité de la lingerie).
4-Fashion
5-Psychologie
Nous allons commencer par le résumé d’une étude très complète sur l’anti-âge réalisée par le magazine « Capital ».

Le business de l’anti-âge est un marché prospère car les seniors n’ont jamais été aussi aisés.
Tout y concourt: l’allongement de la durée de la vie, la société de l’apparence dans laquelle nous vivons, le cinéma avec des histoires d’amour de couples de seniors.
Dans le passé, la pauvreté frappait surtout les plus de 60 ans et même s’il y a de petites retraites parfois, la pauvreté touche d’abord les jeunes.
Le monde politique est ouvert aux seniors. Les femmes politiques auraient peu recours à la chirurgie esthétique selon Roselyne Bachelot mais les hommes feraient souvent des implants.
Avant de passer à la chirurgie esthétique, il y a les crèmes anti-âge. Et les géants de la cosmétique facturent le rêve au prix fort.
Voici 3 crèmes du groupe l’Oréal comportant le même actif: le LR2412
Lancôme propose le visionnaire à 83€
Vichy propose Idealia à 27€
Sublimist de l’Oréal 12€
Le fait de cascader sur 3 marques permet d’amortir les coûts de recherche.
Il y a 5 vraies innovations par an en matière d’anti-âge.
2012: 23 milliards d’euros en crèmes et en sérum ont été dépensés à travers le monde. Et la croissance moyenne est de 7,5% depuis 5 ans.
Le taux de marge varie peu entre un anti-rides d’entrée de gamme vendu en gde surface et un autre à 80€ chez Marionnaud ou Sephora.
L’industriel empoche 15% du prix consommateur (exception: 30% pour La Prairie).
C’est la distribution des coûts qui change.
Pour une crème Q10 de Nivea à 13€:
Le Marketing représente 60%
La Distribution 20%
La marge nette 15%
Matière 1ère 2%
Packaging 1%
R and D 2%
Pour une crème à 135€ chez Estée Lauder:
Marketing 15% des coûts
Distribution 50%
Marge nette 15%
Matière 1ère 5%
Packaging 10%
R and D 5%
Il a fallu 20 ans à Dior pour sortir Capture Totale.
Les marques de prestige se livrent à un « story telling ».
Les extraits de caviar ou autres ingrédients actifs représentent de 3 à 5% du produit. Le reste est composé de 2/3 d’eau et d’1/3 de corps gras, souvent des silicones ou des dérivés de pétrole, plus rarement des huiles végétales.
Les industriels qui proposent une crème à 300€ les 50ml, ne mettent souvent pas plus de 10€ dans la crème elle-même. Le coût des conseillères beauté est important. Il y en a 6000 dans le monde chez Clarins, le double chez Clinique.
Côté pub, les budgets sont conséquents pour par ex Nivea et Garnier.
Les tests de satisfaction auprès de femmes ayant utilisé des anti-rides sont souvent effectués sur un petit nombre.
Souvent l’amélioration des rides ne se voit pas à l’œil nu.
Souvent les femmes sondées reçoivent des échantillons et le pot de crème. Le questionnaire laissant peu de place aux réponses négatives. Il est difficile de prouver objectivement l’efficacité des crèmes.

On assiste à de plus en plus de relooking de femmes senior. Elles ont souvent des conseils en maquillage. On concilie parfois Cosmétique, Mode, mais l’underwear et le shape-wear?
Idée: voire la femme dans son ensemble au top de sa plastique et de sa psychologie pour accéder au bien-être.

9 octobre, 2013

Réponse à l’interrogation de mon ami Daniel

Classé dans : EDITO — jehan92 @ 12:52

Le gouvernement actuel est-il inapte?
Ma réponse est nuancée car je considère que la situation en l’état actuel est « indémerdable » quel que soit le gouvernement.
Je vais développer quelques points.
1- le libre-échangisme
Le textile-habillement a été aux avant-postes de cette politique et j’ai pu observer de très près ce qui s’est passé.
Sous le faux prétexte que le secteur textile était un secteur basique, nous avons été les premiers à être « libérés » voire bradés dans tous les accords tarifaires et douaniers, de façon officielle et officieuse. Certes des politiques de quotas ont essayé de freiner cette libération. Mais ces quotas ont été détournés puis supprimés.
Le libre-échange n’a exigé aucune contrepartie sociale, voire même tout simplement humaine (les événements récents de Dacca au Bangladesh l’ont démontré).
Le libre-échangisme sans réglementations, sans contrepartie s’est étendu à tous les secteurs. Il est devenu l’idéologie de l’Europe, poussé par la Grande-Bretagne qui s’était réservé le poste de commissaire à la concurrence.
2- Le libre échangisme exacerbé sans régulations, s’il a profité à l’Allemagne momentanément, a entraîné pour la France une déroute d’une grande partie de son industrie.En perdant les usines, nous perdons maintenant les services de recherches et de création. La recherche et le développement qui se délocalisent.
3- La chute de notre industrie a entraîné un chômage durable, une destruction d’emplois continue, une impossibilité de remonter la pente. Les relocalisations ne peuvent être que marginales.
Afin d’éviter des problèmes sociaux dramatiques, voire subversifs, il a fallu organiser le traitement social du chômage qui a été en grande partie financé par l’endettement (endettement de tous nos systèmes sociaux-paiement des prestations, restriction des ressources).
La désindustrialisation a entraîné un déficit durable et croissant de la balance du commerce extérieur. Le déficit de l’Etat n’a pu être résorbé, la fonction publique nationale ou locale, en tout cas le cumul des deux s’est plutôt accru, et ont un poids tel qu’il est difficile de les réformer sans risques sociaux importants.
Sous prétexte que certaines demandes du personnel ne sont pas satisfaites, l’immigration s’est développée quelle que soit la couleur du gouvernement.
4- Le libéralisme a eu d’autres effets collatéraux: la déculturation. L’Europe a été vidée de sa substance. Le patriotisme est devenu une notion surannée.
Alors que le nombre de diplômés s’est accru et que le niveau a monté, pour paraphraser Shakespeare on n’a jamais été autant pris pour des idiots avec un monde médiatique médiocre, servile, narcissique, complice d’un monde politique marqué par l’impuissance, la « peopolisation » pour les imbéciles, des querelles médiocres, des débats stériles alimentés par des commentateurs bidons.
« Je suis à la tête d’un Etat en faillite » a dit un premier ministre ayant retrouvé sa vérité après avoir bu un peu trop de vin sous le soleil de Corse.
Parfois s’échappent quelques vérités et le battage médiatique s’emploie à les relativiser et la machine à nous rendre idiots continue, voire s’emballe.
Donc, vois-tu mon ami Daniel, je ne ferai pas de jugement sur l’actuel gouvernement d’autant que j’ai été irrité, déçu par les précédents gouvernements. Je pense qu’il faut aussi regarder ce qui se passe ailleurs. J’ai admiré ce qui s’est passé en Grande-Bretagne sur la Syrie qui a obligé Cameron à modifier sa politique et l’a empêché de rentrer dans une aventure comme la Lybie et Cameron a obtempéré. J’ai admiré Letta en Italie qui a manœuvré habilement et n’a pas perdu son sang froid face à Berlusconi et bien entendu Merkel.
Je complèterai ultérieurement ma réponse en essayant de poser quelques jalons qui ne pourront se mettre en place sans un certain consensus collectif et sans sectarisme, ni excès.

7 octobre, 2013

L’offre mode de Monoprix creuse son sillon.

Classé dans : DISTRIBUTION — jehan92 @ 18:25

Le nombre de collaborations de Monoprix avec des créateurs a doublé. Cet hiver, 5 créateurs de podium, dont certains membres (permanents ou invités) de la Chambre syndicale de la haute couture, ont été enrôlés par l’enseigne pour dessiner des lignes-capsules. Parmi eux, Anne-Valérie Hash ou Yiqing Yin ont joué le jeu de proposer « du beau au prix du laid ».
Les clients veulent une mode, ni pointue ni banale. Ils ne se laissent tenter que si la promesse de qualité est réelle. Une qualité à plusieurs dimensions: il faut qu’elle se manifeste dans la confection, le porter, le bien-aller, les finitions et dans l’usage. La cliente veut des vêtements qui disent d’elle, qu’elle a du goût, qu’elle est féminine, moderne et qu’elle peut être cool aussi. C’est une femme active, pas victime de la mode.
Les hommes veulent du quotidien mais pas du basique, de l’élégance mais pas trop de sophistication. Ils veulent porter les même silhouettes au bureau comme le soir.
Monop a une rotation digne des grandes enseignes de la fast-fasion, un rayonnage complètement renouvelé en 6 semaines. Monoprix reste globalement sur la ligne « des bons basiques fashionisés » dont le prix moyen par pièce est de 28 € et qui lui permettent déjà de détenir une part de marché de 2,5%.
Journal du textile du 1er octobre 2013

4 octobre, 2013

Lampedusa Octobre 2013

Classé dans : EDITO — jehan92 @ 17:39

Nous avons envie de crier. En Hébreu, le nom prophète se traduit en navi ou nabi. Ce mot vient de l’akkadien nabu, le cri.
Cette année c’est le 2ème événement qui me donne envie de crier. L’effondrement de l’immeuble de Dacca avec plus de 1200 ouvrières du textile mortes et maintenant le naufrage de Lampedusa -350-400 morts.
Mon cri n’entraine pas de jugement immédiat trop facile de jouer sur notre mauvaise conscience d’Occidentaux. Mon cri s’associe à celui de François, le nouveau père des chrétiens -journée nationale de deuil.
Mon cri s’associe à tous les hommes de bonne volonté quelle que soit leur couleur, leur religion.

1 octobre, 2013

Le grunge connaît une surprenante deuxième existence

Classé dans : INDUSTRIES DE LA MODE — jehan92 @ 14:08

On se souvient de Kurt Cobain du groupe Nirvana et de la musique grunge dans les années 90.
En matière de mode, on a été tellement loin ces derniers temps dans le morpho-design sobre et épuré, clean- sans aspérités, que le retour de bâton se fait violent.
Le grunge bouscule une mode devenue trop « propre ».
« Le grunge c’est exactement ce que les jeunes femmes de Tokyo ou de Los Angeles ont envie de porter » estime le directeur des achats du Printemps.
Le néo-grunge qui s’installe est une version institutionnalisée, qui met l’accent sur une attitude rebelle, une manière de se singulariser, de paraître cool.
Les néo-grunges sont en quête de singularité mais seraient plus idéalistes que rebelles.
C’est une mode plutôt jeune. Les quadras peuvent l’interpréter. Le total look est à bannir.
On peut associer une chemise en tartan avec une robe et des combat boots.
La mode doit continuer à bousculer en permanence les codes et les conventions. C’est le rôle de la création. C’est ce qui permet de s’adapter aux bouleversements des sociétés. Ce retour du grunge est incontestablement un coup de pub réussi.
Journal du Textile du 24 septembre 2013

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