Les amis de Jehan

30 mai, 2012

Génération Y, du concept marketing à la réalité

Classé dans : EDITO,Non classé — jehan92 @ 15:59

La génération Y, c’est ce label donné aux 20-30 ans, grandis avec les nouvelles technologies. Y à prononcer à l’anglaise (« ouaille »), parce qu’elle serait la génération qui s’enterroge tout le temps. Ils sont environ 13 millions, soit plus de 20% de la population, nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 90.
Ils sont ultra-connectés et surfent sur les réseaux sociaux avec une aisance déconcertante. C’est la 1ère génération qui dispose de compétences que ne détiennent pas les précédentes, y compris leurs supérieurs hiérarchiques dans les entreprises.
Une autre caractéristique: la précarité du travail: 25% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage.
Les stagiaires sont entre 1,2 million et 1,5 millions. Ils étaient 600 000 en 2006. L’âge moyen du 1er CDI se situe autour de 30 ans.
Ils respecteraient peu la hiérarchie: seule compterait la compétence réelle de leurs ainés. Pour certains la génération Y serait un concept marketing fabriqué par les consultants.
Dans « la génération y par elle-même » (ed F Bourin ), Myriam Levain et Julia Tissier, journalistes, règlent leurs comptes avec ces clichés.  » Oui nous passons d’une expériences à une autre. Oui nous multiplions les activités. Oui, nous avons du mal à rester en place dans une entreprise plus de 2 ans. Mais pour quelle raison? Tout simplement parce que le marché de l’emploi s’est toujours apparenté à une forteresse imprenable », écrivent-elles.
Cette génération se serait fait déposséder de toute capacité d’autonomie. Les baby-boomers auraient fait un hold-up moral, intellectuel et économique. Le modèle de société qu’on aurait imposé aux Y ne serait pas très séduisant.
Mais cette précarité aurait aussi du bon. Elle pousserait la génération Y à se prendre en charge en créant ses propres entreprises.
Source: Le Monde du 19 mai 2012

15 mai, 2012

La France doit gagner la bataille du temps

Classé dans : Non classé,Revue de presse — jehan92 @ 11:26

Le monde qui nous entoure va de plus en plus vite. Nous, les Français avançons de plus en plus lentement. Une tour met, chez nous, dix ans à sortir de terre. Il faut 6 à 7 ans dans le reste de l’Europe et à peine 2 ans en Chine.

Tous les secteurs sont concernés. Tout le monde parle de compétitivité, de recherche, d’innovation, mais personne n’aborde la question de la grande hibernation dans laquelle nous sommes plongés.

Nous n’arrêtons pas de produire de la règle. Cela a un impact sur le temps. Une accélération globale de processus de décision permettrait de doper la croissance sans que le contribuable ait à débourser un euro. Une friche laissée à l’abandon pendant 20 ans comme l’île Seguin à Boulogne, ce sont des millions d’euros de rentrées fiscales remises à plus tard et des centaines d’emplois dont se prive le pays.

Il faut se réconcilier avec le temps juste.

Extraits de « la France malade de son temps » de Guillaume Poitrinal ed Grasset

 

 

9 mai, 2012

Nous avons un atout charme et un atout prix

Classé dans : Non classé — jehan92 @ 15:41

interview de Jean-Jacques Picart, consultant mode et luxe.

Ouvrir une boutique aux Etats-Unis est-il toujours une consécration pour une marque française?

Le marché américain a toujours été perçu comme un eldorado car le fromage est gros et que même un petit succès là-bas est synonyme de réussite financière. Mais ce marché a toujours été difficile à percer: beaucoup de ligne de PAP américaines font déjà du bon travail. Avant, elles fabriquaient même sur place, les productions françaises ou italiennes étaient donc plus chères  et il leur était impossible de rivaliser économiquement. De plus, les acheteurs ont toujours été très patriotes, ils choisissent américain avant tout.

Que s’est-il passé pour que de plus en plus de marques françaises s’implantent désormais là-bas?

Depuis les années 2000, les seules enseignes qui réussissaient à s’installer étaient celles qui apportaient une forte valeur ajoutée, c’est à dire les marques de luxe comme Dior ou YSL et quelques créateurs. Depuis 5 ans environ, parallèlement à l’émergence de jeunes stylistes américains et à la mondialisation, les marques françaises accessibles ont fait un effort d’originalité. Elles sont moins basiques, reproduisent moins ce qu’on voit sur les podiums et travaillent avec des stylistes plus inspirés.Elles sont aussi devenues plus accessibles pour les clientes américaines, malgré les taxes d’entrée sur le territoire. Elles ont donc un atout charme et un atout prix.

Qu’est-ce qui séduit les Américaines dans le style du PAP français?

Dans les années 80, elles rêvaient de Paris, maintenant, elles aiment simplement la french touch. Quand une Américaine achète français, elle veut y retrouver ce petit côté suranné, presque artisanal, même si, en fait, la production est totalement industrielle.

Le PAP français crée des vêtements décontractés et faciles à mélanger, qui ont tout de suite une griffe reconnaissable. Avec un imprimé, une couleur originale ou un ruban, les clientes trouvent ce qu’elles recherchent: la touche « Vieux Continent » !

 

7 mai, 2012

Extraits de l’entretien du philosophe et sociologue Edgar Morin du Monde

Classé dans : Revue de presse — jehan92 @ 14:49

Faut-il accroître la mondialisation ou bien annoncer une démondialisation?

EM: La concurrence est une chose naturelle mais la compétitivité amène les entreprises à remplacer les travailleurs par des machines, à les opprimer par des contraintes. L’exploitation économique contre laquelle luttaient les syndicats a été supplémentée par une aliénation aux normes de productivité et d’efficacité . Il faudrait donc une politique de l’humanisation de l’économie déshumanisée. Il faut par ailleurs reprendre un contrôle humain, éthique et politique sur la science. S’agissant de la mondialisation, on peut certes se féliciter que des pays que l’on appelait sous-développés enregistrent une amélioration de leur niveau de vie et, en cela, les délocalisations ont pu jouer un rôle utile.

Mais, face à l’excès de la délocalisation et à la désertification de notre industrie, il y a des mesures de protection à prendre. Aussi faut-il à la fois mondialiser et démondialiser, continuer tout ce que la mondialisation apporte de coopération, d’échanges fructueux, de cultures et de destin commun, mais sauver les terroirs, retrouver les agricultures vivrières, sauvegarder les autonomies. Il faut prendre position au-delà de l’alternative mondialisation/démondialisation.

Quelle grande politique économique pourrait accompagner cette politique de civilisation?

EM: Une grande politique économique comporterait selon moi la suppression de la toute-puissance de la finance spéculative tout en sauvegardant le caractère concurrentiel du marché; le dépassement de l’alternative croissance/décroissance en déterminant ce qui doit croître: une économie plurielle, comportant le développement d’une économie verte, de l’économie sociale et solidaire, du commerce équitable, de l’économie de convivialité, de l’agriculture fermière et biologique, de l’entreprise citoyenne. Mais aussi ce qui doit décroître: l’économie créatrice de besoins artificiels, du futile, du jetable, du nuisible, du gaspillage, du destructeur. Ne faut-il pas envisager une grande politique de la consommation, qui inciterait les consommateurs à s’éclairer sur les produits et mènerait une action éducative sur les intoxications et addictions consuméristes, ce qui, favorisant la qualité des produits, favoriserait la qualité de la vie et la santé des personnes? Ne faudrait-il pas prohiber les multiples produits soit jetables soit à l’obsolescence progammée, ce qui favoriserait les artisanats de réparation? Ne faut-il pas envisager une grande politique de réhumanisation des villes qui veillerait à opérer la déségrégation sociale, à ceinturer les villes-parkings pour y favoriser les transports publics et la piétonisation, et favoriser la réinstallation des commerces de proximité? Une nouvelle politique de la France rurale ne devrait-elle pas être promue, qui ferait régresser l’agriculture et l’élevage industrialisés devenant nocifs pour les sols, les eaux, les consommateurs, et progresser l’agriculture fermière et bio? Elle revitaliserait les campagnes en les repeuplant d’une nouvelle paysannerie, en y réimplantant bureaux de poste et dispensaires locaux, et elle inciterait à réinstaller dans les villages boulangeries-épiceries-buvettes. Elle instaurerait l’autonomie vivrière dont nous aurons besoin en cas de grave crise internationale.

Quels sont les penseurs et acteurs politiques qui vous ont le plus inspirés pour vos combats politiques? Hugo, Marx, Jaurès? Et pour quelles raisons?

EM: Héraclite, Montaigne, Pascal, Rouseau, Hegel, Marx, Von Foerster..

Je pense que toute pensée politique doit se formuler à partir d’un diagnostic pertinent du moment de l’ère planétaire que nous vivons, y concevoir une voie de salut, et y situer une politique française. Je pense qu’il faut dépasser les insuffisances et carences de l’idée de réforme et de révolution dans la notion de « métamorphose » qui combine conservation et transformation.

3 mai, 2012

L’Europe de la Mode va enfin naître

Classé dans : Revue de presse — jehan92 @ 11:41

Après avoir ignoré des décennies les industries de la mode et toutes les activités liées à elles, les acteurs bruxellois se sont enfin avisés que ce secteur n’avait rien de futile, qu’il pesait très lourd aves ses 5 millions d’emplois et ses 3% du PIB européen.

Sous l’impulsion d’Antonio Tajani, commissaire à l’Industrie, l’Union européenne a initié une démarche visant à renforcer la compétitivité et les atouts du secteur Mode.

Un atelier réunissant 80 experts du secteur s’est tenu à Bruxelles le 13 octobre dernier. C’est le 15 octobre prochain que la commission annoncera le menu des actions qui seront entreprises par l’Europe pour promouvoir la filière Mode.

L’un des participants de l’atelier, M Henri Malosse a dit « qu’il fallait rompre avec cette idéologie du Libre Echange qui fait du mal à beaucoup de secteurs. On doit pouvoir continuer à produire et créer en Europe ».

Un certain nombre d’urgences ont été retenues:

- Esquisser une vision stratégique à moyen et long terme du secteur.

- Traiter les problèmes de formation en direction des jeunes.

- Soutenir l’innovation et la créativité, l’intégrer dans les budgets de financement européens de la recherche.

- Exiger des accords de réciprocité en particulier en direction des pays tiers émergents dont les marchés sont fermés aux exportations européennes.

- Promouvoir l’exportation.

Jehan Quettier d’après le Journal Du Textile du 2 mai 2012

 

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